Cet après-midi avait lieu l'enterrement de Fahima.

Yves avait rendez-vous avec son chirurgien et comme le rendez-vous était pris depuis 4 mois, il ne pouvait s'y soustraire ni remettre. J'y suis donc allée toute seule. Il y avait beaucoup de monde, beaucoup de fleurs. Pascal était là, l'ombre de lui-même.

Effectivement il était là, souvent sur une chaise roulante mais aussi debout. Il porte sur lui les séquelles de cet accident, minerve pour maintenir les cervicales, écharpe pour le bras, oeil au beurre noir... La bonne nouvelle, si je puis m'exprimer ainsi c'est qu'il était là.

Nous avons pu échanger quelques mots mais comment lui dire toute la peine que je ressens, comment exprimer toute la révolte causée par cette situation tellement injuste. Les mots ne peuvent rien. La présence d'un grand nombre d'amis aura surement compté et c'est ce qui est important.

J'ai une pensée très affectueuse pour Fa qui nous a quittés beaucoup trop jeune, beaucoup trop tôt et qui laisse un grand vide mais aussi pour Pascal et Ange qui devront supporter ce vide et cette absence à chaque instant, chaque jour. La vie est parfois tellement injuste.