La culture c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale. Petite phrase assassine attribuée à Françoise Sagan.

Lequel d'entre nous ne s'est pas senti très cultivé ou très intelligent, lorsque regardant un jeu télévisé il s'est rendu compte qu'il pouvait répondre à toutes (ou presque) les questions posées par l'animateur ? à ce moment là, on a l'impression d'être un puits de science, mon œil !!! on a juste retenu et enfoui quelque part dans sa mémoire, plus ou moins bien, tout ce que nos instituteurs, nos professeurs et nos parents ont essayé, pendant des années, de nous inculquer, sans compter ce que nous avons lu, vu et entendu dans les livres, dans les journaux, à la télévision...

Quelquefois j'ai l'impression d'être vieille, très très vieille. Les méthodes d'apprentissage de ma génération passaient par le par cœur !!! combien font 8 x 7... , quel est le chef-lieu du Pas-de-Calais, où la Loire prend-elle sa source ? rabâchage, rabâchage, rabâchage... et ces méthodes ont été fructueuses parce qu'aujourd'hui encore je connais les réponses sans calculette et sans dictionnaire (je ne vous ferai pas l'affront de vous les donner !dingo! je suis certaine que vous les connaissez aussi... et puis j'ai pris des exemples simples !).

Ces méthodes ne font pas appel à l'intelligence du sujet (=non) ça me fait penser à un clou qu'on enfonce dans une planche : plus on lui tape sur la tête, plus il s'enfonce et quand il est complètement enfoncé il est quasiment impossible de l'enlever... le système est le même et les petites choses enfoncées dans nos petits crânes sont restées et nous reviennent en mémoire au moment opportun.

De mon temps !triste! nous n'avions pas la télévision ni Internet, nous avions les livres !wu! les étagères de la maison témoignent de mon goût pour la lecture. J'ai lu beaucoup beaucoup.

Le premier beau livre reçu était un cadeau de ma mère. Je m'en souviens comme si c'était hier. Il s'intitulait : 58 contes et récits pour Véronique. Il s'agissait de petits textes d'auteurs tels que Lewis Carroll, les frères Grimm, Anatole France ou Alain Fournier (et bien d'autres encore). J'ai toujours ce livre imprimé en 1957. Je l'ai lu et relu des dizaines de fois car ma mère n'était pas du genre à m'acheter un livre chaque semaine.

J'ai passé quelques années dans un pensionnat où les religieuses surveillaient de près nos lectures. Pas question de lire n'importe quoi... c'est pendant cette période que j'ai lu (entre autres) une bonne partie de l'œuvre de Zola, les Rougon-Macquart, peut-être parce que l'auteur n'était pas bien vu des bonnes sœurs =inquiet=

Seulement voilà, je suis une fille très compliquée. Je choisis mes livres sur un coup de cœur. Je lis une critique et je me dis que je lirai bien ce livre ou qu'au contraire je n'ai aucune envie de le lire. Le prêt à penser, le prêt à lire n'est pas pour moi. Chaque fois (ou presque) que j'ai lu un livre qui avait reçu un prix littéraire et bien je me suis demandée ce que le jury avait bien pu trouver de tellement formidable à ce livre pour qu'il mérite une telle considération. Je n'aime pas qu'on m'offre un livre. J'aime le choisir.

Sauf que là, j'ai reçu pour Noël un livre formidable : d'Art d'Art de Frédéric Taddeï. Vous avez peut-être eu l'occasion de voir l'émission de télévision sur une chaîne nationale.

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A chaque page de ce livre, une œuvre d'art est expliquée.

Sur la page de droite vous avez une photo de l'œuvre en question. Il peut s'agir de peinture ou de sculpture :

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Sur la page de gauche un petit rappel sur l'auteur de l'œuvre :

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Et une anecdote sur l'œuvre :

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Ce livre c'est mieux que de la confiture, c'est du miel, c'est du nectar, c'est un régal, un vrai plaisir (coeur)

Un grand merci à Cécile et Renaud pour ce magnifique ouvrage, c'est un cadeau formidable =bisou=